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Tags: Dolmen | Historique | Pierre Césée | Soucelles
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Un Monuments, une histoire, une tradition ...
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- Habitant Soucelles, je me suis intéressé à ma commune, normal me direz-vous !, mais je recherchais plus le côté historique de cette commune donc je me suis mis à feuilleter internet en utilisant les moteurs de recherche avec le mot Soucelles dans un premier temps et j'ai trouvé quelques réponses et quelques photos de Soucelles mais rien de bien concluant, donc je me suis dit " tiens voilà une rubrique pour mon blog " je me suis mis en recherche de documentations sur Soucelles . Pour commencer " le dolmen de la Pierre Césée " j'ai pris des extrait du livre "Soucelles Baronnie d'Anjou" de Louis Maucaourt, (disponible à la vente à la mairie de Soucelles) qui explique bien cette énorme monument qui se situe a quelques kilomètres de Soucelles, sur la commune de Soucelles.
- Le dolmen de la Pierre Césée (Petra Caesae : pierre fendue)(1)
- Son nom viendrait de ce que la foudre aurait fendu les pierres. Des étymologistes y voient le nom de César. Louis Bonsrez rapporte, en 1897, que des paysans des environs lui donnaient le nom de « Sezée » ou « Seizée », parce que seize danseurs pouvaient y tenir à l'aise. D'après Desmazières, la légende raconte qu'une fée apporta la pièce sur sa tête en filant seize fusées (fuseaux) pendant son parcours; quand le dolmen fut terminé, elle y monta, donna un coup de talon dont on voit l'empreinte, ainsi que celle de son bâton, puis sauta dans le Loir à Seiches. - Cette table est érigée à 17 m d'altitude, sur une première terrasse d'alluvions anciennes, à 160 m de la rivière. Il s'agit, d'après Michel Gruet, d'un dolmen de type angevin, c'est-à-dire constitué d'une chambre rectangulaire large, précédée d'un portique plus étroit et plus bas . - A l'origine, le mégalithe était enveloppé d'un tumulus(2), comme tous les monuments de ce genre, et était hors d'eau. De nos jours, l'eau le recouvre lors des inondations; il faut attribuer le fait au lit de la rivière qui, depuis, s'est élevé. - Laissons Millet de la Turtaudière(3) en faire la description(4) : « il se compose d'un certain nombre de dalles de grès, une à l'ouest closant le fond, deux au sud et deux au nord formant les côtés, plus quatre à cinq blocs épars à l'est vers l'entrée, enfin une dernière pierre de 8,33 m de longueur sur 3,33 m de largeur et de 36 à 40 centimètres d'épaisseur servant de toit (fendue vers sa partie moyenne). Ce remarquable dolmen, qui a 7,66 m de longueur, 2,66 m à l'une de ses extrémités et 3,33 m à l'autre bout, est élevé au-dessus du sol de 1,78 m ». - Michel Gruet, dans son ouvrage « Inventaire des mégalithes de la France », édité en 1967, fournit d'autres précisions sur l'aspect du monument classé depuis le 8 juillet 1910, et fouillé en 1929, le long de la dalle sud, par G. Denizot et Desmazières : « Ce travail a montré que la dalle avait 290 cm de haut, était enfoncée de 40 cm dans le sable alluvial et enterrée de 70 cm dans le sable ». Il ajoute, au sujet d'une restauration effectuée en 1958 :« L'entrepreneur chargé des travaux s'est contenté d'enterrer moins profondément le morceau inférieur d'un pilier cassé transversalement à mi-hauteur en le décalant vers le nord. Pour économiser une semelle de béton, le même entrepreneur a débité une des dalles de fermeture de l'angle sud-est (qui était couchée au sol) et en a glissé un morceau sous le pilier rechaussé. Cette désastreuse restauration a eu au moins l'avantage de montrer l'existence d'un autre pilier d'entrée couché obliquement dans le sol., l'existence d'une petite dalle de fermeture rectangulaire effondrée entre les piliers. De plus, elle a mis en évidence le portique antichambre, soupçonnable par deux supports émergeant du sol. Le support sud est cassé en deux morceaux. Entre eux gît une dalle trop petite pour être la couverture du portique, elle n'est peut-être qu'un dallage ou a été cassée. Deux petits blocs sont placés symétriquement de chaque côté de l'entrée. Une des dalles de fermeture du côté sud-est est actuellement totalement invisible, enterrée. Avec la dalle détruite, elles pouvaient fermer totalement la brèche sud-est, comme nous l'indiquons dans notre restauration... en tamisant les terres provenant des travaux de restauration, j'ai trouvé de nombreux débris de vases historiques, de nombreux silex du sous-sol, un seul taillé en petit grattoir élevé ». - Plusieurs observations, faites au début du siècle dans les environs de la Pierre Césée, laissent les archéologues perplexes. - Vis-à-vis du monument, au nord-est du bourg de Corzé, la vallée du Loir offre un renforcement bordé par la falaise du crétacé et occupé par un espace bourbeux appelé le« Marais de Corzé ». Au cours de travaux effectués pour l'écoulement des eaux, Millet de la Turtaudière constata à cet endroit un amas de troncs de chênes de couleur noire, encore très durs ; il nota que cet enfouissement était dû à des « oscillations du sol produites par un tremblement de terre ». E. Préaubert, jugeant l'explication bien singulière, objecta que les chênes indigènes ne poussaient pas dans les marécages; il eut cette idée que l'on pouvait se trouver devant les vestiges intéressants d"un palafitte(5) de l'époque néolithique. Cette interprétation qui attend une confirmation paraît séduisante, d'autant plus qu'il existait autrefois un autre dolmen appelé Bronne, faisant face à celui de la Pierre Césée, à 40 m environ de la rive gauche de la rivière(6). Par ailleurs, G. Denizot a constaté dans le lit du Loir, en aval du Moulin de Corzé, lors « d"écourues »(7), la présence d'une grosse pierre de 2 m au moins, pouvant provenir d'un mégalithe. Comme la vallée constituait le seul chemin au milieu d'une végétation impénétrable, il n'est pas étonnant que les hommes s'y soient installés.
- Dans la galerie photos, vous avez la possibilité de voir " le dolmen de la pierre césée " actuel en cliquant ici (1) Pierre Saizé (Cassini) ; Pierre-Césée (C. Por). (2)Petite colline artificielle composée de terre, de vase et de pierres. (3) 1783-1873. (4) 11 existe d'autres descriptions établies par Louis-Marie de La Revellière-Lépeaux, O. DenIzot, E. Préaubert. (5) Village lacustre. (6) Michel Gruet rapporte que le propriétaire qui abattit le dolmen en 1855, pour chercher WI trésor, mourut subite- ment. La longueur de ce monument était de 5 m environ.
(7) Temps pendant lequel on met à sec une portion de rivière pour surveiller les ouvrages et les réparer, au besoin.
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